Urgences pédiatriques pour boiterie – Acte 2

La boiterie de la jambe de ma fille persistant, nous voilà donc de nouveau aux urgences pédiatriques de l’hôpital . Si vous avez manqué la première partie, je vous invite à la lire, histoire d’être dans le bain 😉 .

Je ne dirais pas que je m’habitue aux hôpitaux mais il est vrai que je ne m’y sens plus perdue. D’autant que nous avons eu la chance de retrouver la même équipe soignante que la semaine dernière ce qui facilite aussi les choses 🙂 .

Examen médical

Le médecin a ausculté ma Louloutte qui définitivement n’aime pas le stéthoscope, le thermomètre et tout autre objet s’approchant un peu trop près de son corps. Voilà qui est dit ! Pour le reste, force est de constater que la seule chose qui ne va pas chez elle, c’est sa boiterie de la jambe gauche. Le syndrome « jambe de bois » n’a pas évolué. Sa jambe est tendue lorsqu’elle marche et part vers l’extérieur. Pour autant, elle ne s’en plaint pas et cela ne la dérange aucunement pour faire ce qu’elle a envie. Finalement, il n’y a que les autres que ça gêne !

Je sens que le médecin est un peu ennuyé par ce constat. Il décide de refaire une prise de sang (horreur !) afin d’écarter une bonne fois pour toutes le risque infectieux ainsi que de nouvelles radios, plus poussées cette fois-ci. Certaines fractures sont parfois difficiles à déceler. Le médecin nous explique qu’en cas de résultats négatifs, il faudra l’hospitaliser afin de faire un autre examen le lendemain appelé « scintigraphie » osseuse. Waouh, jamais entendu parler de ce mot là. Sur le moment, je ne pense pas à demander plus d’explications au médecin mais je crois que j’ai une excuse à cela. J’ai remarqué qu’il m’est très difficile d’écouter ce que les gens me disent lorsque ma fille pleure ou me sollicite. Toute mon attention se focalise alors sur elle, ce qui rend les échanges avec les médecins un peu compliqués, je l’avoue. En gros, j’entends sans vraiment écouter.

Papounet qui est avec moi, lui a bien retenu le mot barbare « scintigraphie » et en cherche la signification sur internet. Voilà ce qu’il en ressort : il s’agit d’un examen d’imagerie médicale dont le principe est d’injecter par intraveineuse un produit qui se fixe sur les os puis de réaliser des images du squelette.

Pour tout vous dire, cela ne nous plait pas trop à Papounet et moi. De mon côté, je me pose pas mal de questions. Ne devrions-nous pas attendre un jour de plus pour voir si cette boiterie persiste ? Papounet pense qu’il n’y a pas d’amélioration tandis que moi, je trouve qu’elle boite moins. Suis-je aveugle ou ne veux-je peut-être pas admettre l’évidence ? Gros cas de conscience qui m’amène à demander à revoir le médecin avant que ne commencent les premiers examens. Je m’excuse platement auprès du binôme « infirmière/aide-soignante » car je n’aime pas faire perdre leur temps aux gens. Elles me rassurent me disant qu’il était tout à fait normal en tant que maman de se poser ce genre de questions. Ouf, bien que je n’en doutais pas, je confirme que le personnel médical soigne aussi les bobos de l’âme… Merci à lui. 

On rediscute avec le médecin. Je n’ai plus de doute, il faut vraiment faire ces examens. Une boiterie qui persiste au-delà d’une semaine, ce n’est pas normal et il faut trouver l’explication.

Prise de sang et radios

Pour la prise de sang, on ne s’obstine pas cette fois-ci à mettre le masque antidouleur sur le visage de Louloutte. On tente, elle refuse, on abdique. C’est aussi simple que ça. Tant pis, on fera sans. Rien n’est amusant dans la prise de sang. Ni le maintien forcé de l’enfant, ni la piqûre, ni la pose du cathéter. Non, vraiment, rien n’est amusant. Cela donne juste envie de pleurer.

La séance « radios » prend plus de temps que la dernière fois car le radiologue prend davantage de clichés et sous des angles différents. Heureusement, la grosse machine à photos n’impressionne pas ma fille qui se laisse faire sans broncher. 

Rencontres aux urgences

Me doutant bien que nous allions rester quelques heures aux urgences, j’avais apporté le déjeuner de ma fille. Elle a eu le plaisir de le déguster sur un lit médical entourée de Papounet et moi, mais pas que. Cette fois-ci, on a fait la connaissance de deux patients aux urgences. L’un de 7 mois qui venait pour un calcul biliaire, l’autre de 12 ans pour une suspicion de trauma crânien. Aux urgences, on rencontre vraiment tous types de problèmes. Encore une fois, je constate que c’est un lieu où l’on parle aisément avec son voisin, où l’on s’enquiert de sa santé. C’est bête à dire mais je trouve que ces petits moments d’humanité font du bien au moral et nous rendent moins individualistes.

Verdict

Après avoir attendu plus de 2 heures les résultats, le médecin m’apporte cette « bonne nouvelle » : les radios ont décelé une légère fracture du tibia ! Je ne devrais pas me réjouir mais si. Trouver la raison de sa boiterie signifie que ma fille ne sera pas hospitalisée et ne passera pas de scintigraphie. Je suis si contente et soulagée que j’en sauterais presque de joie ! 

Par contre, le médecin des urgences ne veut pas se prononcer sur la suite à donner à ce résultat. Il ne s’estime pas compétent en la matière et c’est tout à son honneur. Rendez-vous est donc pris avec le pédo-orthopédiste d’un autre hôpital afin de déterminer ce qu’il faut faire (attelle, plâtre, rien…). On verra.

Je vous tiens au courant de la suite des événements !

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