Pourquoi je rejette le terme d’éducation bienveillante

éducation bienveillante

L’éducation bienveillante est la grande tendance de ces trois dernières années. On ne parle presque plus que de cela. Oubliée Françoise Dolto, ré-enterré Freud, aurevoir Marcel Rufo. Place à l’éducation bienveillante de… De qui déjà ? Pas de nom mais j’apprends que cela vient des Etats-Unis. Comme le Coca-cola, les Oreo, la country, la crise des subprimes, le Monicagate…

QU’EST-CE QUE L’EDUCATION BIENVEILLANTE ?

L’éducation bienveillante est présentée comme une alternative à l’éducation traditionnelle, cette dernière reposant sur des injonctions et des obligations. L’éducation bienveillante prône l’écoute de l’enfant, bannit les châtiments corporels (entre autre la fessée), les menaces, les ordres et favorise l’autonomie et la coopération.

MON PROBLÈME N’EST PAS AVEC LE FOND, MAIS LA FORME

Entendons-nous bien, je suis la première à considérer que le régime nord-coréen intrafamilial est une connerie monumentale. Que ce n’est pas dans l’autoritarisme et la suprématie parentale que l’on éduque bien un enfant. Je ne suis pas pour la fessée même si je n’oserais pas affirmer que jamais au grand jamais, je n’en donnerais une à ma fille. J’espère seulement que mes limites de patience ne seront pas franchies afin d’éviter cela.

Je suis adepte de l’approche psychologique positive de l’enfant et de la psychologie en général. J’entends par là de m’adresser à ma fille en des termes positifs et valorisants, de la féliciter, de ne pas revenir sans cesse sur une bêtise commise, d’éviter les phrases négatives et de lui donner confiance en elle. Je suis même probablement dans ma manière d’éduquer ma fille aussi proche de l’éducation bienveillante que bien des parents qui la revendiquent comme étant la leur. SAUF que je n’aime pas ce terme. Pourquoi ? Parce qu’il s’oppose par définition à celui de la malveillance. Et cette absence de demi-mesure me gêne. Parce que soyons clairs, en tant que parents, nous sommes TOUS naturellement bienveillants à l’égard de nos enfants. Vous connaissez des gens, vous, qui font des enfants dans le seul but de leur nuire ?

En ce qui me concerne, ce terme me renvoie systématiquement à la figure ma manière d’éduquer ma fille. Je cherche alors dans mes souvenirs le moment où je n’ai pas été une mère parfaitement bienveillante. Je me remémore une phrase maladroite que j’ai dite (instantanément remplacée par une autre pour contrer mon erreur verbale). Je me souviens que j’ai élevé la voix la veille et je sens alors un filet de sueur me couler le long de la tempe, mon rythme cardiaque s’accélérer et mes boyaux se tordre sous le poids de la culpabilité. Voilà, maintenant c’est sûr, plus de doutes, je-suis-une-mauvaise-mère. Adieu mes 99% de bonnes actions et bonjour la culpabilité. Toi la culpabilité, je ne te souhaite pas la bienvenue chez moi et ne te remercie pas d’être entrée dans ma tête via ce merveilleux terme qu’est l’éducation bienveillante…

POUR OU CONTRE : LES DEUX CAS DE FIGURE

  • Se réclamer de l’éducation bienveillante, c’est lire des tas de bouquins, c’est se mettre une grosse pression, c’est s’interdire de ne pas être un parent parfait. C’est culpabiliser à mort.
  • Ne pas s’en réclamer, c’est comme avouer une faute honteusement. « Quoi, tu ne pratiques pas l’éducation bienveillante ? Pire, tu ne sais même ce que c’est ? Mais quel genre de parent atroce es-tu ? Ahh, ça veut dire que tu es pour la fessée et la maltraitance verbale ? Si avec ça, ton gamin arrive à passer le cap du CE1, ce sera un exploit… » .

Je grossis un peu le trait mais il faut bien reconnaître que le jugement et la critique sont faciles en matière d’éducation.

MON POINT DE VUE

Ne pourrait-on pas parler d’approche psychologique positive ou d’éducation parentale moderne plutôt que d’éducation bienveillante ? Et si on reprenait ce bon Marcel Rufo qui nous explique qu’un enfant comprend tout, pour peu qu’on lui explique clairement avec des mots simples ? Si on reprenait les principes de Super Nanny et qu’on se mettait à la hauteur de nos enfants pour leur parler ? Et si au lieu de persister dans nos convictions, on diversifiait notre approche avec nos enfants ? Et pourquoi pas se faire aider lorsqu’on sent que l’on perd pied ou que l’on n’y arrive plus tout simplement ? Enfin bref, et si l’on faisait juste un peu plus de psychologie ? Nul besoin d’employer des termes tendances pour être un bon parent.

Tout le monde commet des erreurs en matière d’éducation parentale et moi la première. J’en suis d’ailleurs pleinement consciente. Alors que mon job de maman est déjà dense, je n’ai vraiment pas besoin de m’infliger une charge psychologique supplémentaire en me collant l’étiquette « éducation bienveillante ».

 

36 Replies to “Pourquoi je rejette le terme d’éducation bienveillante”

  1. Je ne peux que partager ton avis – hormis que je pense que les termes « positif » et « moderne » auraient les mêmes travers, sous entendant que le reste est « négatif » et « arriéré » – et ce qui me gêne aussi dans cette mouvance, c’est ce recours systématique à des sources (livres, études médicales, etc) comme si le salut ne pouvait exister que dans les écrits, et non dans des attitudes innées, et aussi le fait qu’on présente tout ça comme de grandes nouveautés, alors que certaines pratiques n’ont rien de nouveau, et procèdent plus selon moi du bon-sens que de méthodes proprement dites. Après, bien sûr qu’on veut tous le bien pour nos enfants, et comme toi je crois que j’applique certainement une éducation au final très « bienveillante » alors même que je n’aime pas trop ce terme et ce courant. Mais je crois qu’il n’existe pas de méthode unique, de théorie parfaite, de solutions clé en main, et que l’éducation doit s’adapter, en piochant à droite à gauche, en fonction de ce qu’on lit, de ce qu’on voit, de nos valeurs, de notre propre éducation, de notre environnement, de notre enfant lui même, du conjoint, etc etc. Et on te dira certainement « non mais on ne dit pas ça on ne veut culpabiliser personne » – sauf que la vague d’info et la façon de les présenter, avec ceux qui « prônent » ce courant, a vraiment cet effet pervers. C’est parfois du prosélitisme, et moi, ça me bloque – au point de prendre ces idées, qui parfois sont bonnes, en grippe, juste parce qu’on me soutient mordicus (même si c’est implicite) que c’est ça le seul modèle appréciable. Bref. Je te pose encore un pavé mais je crois que ce sujet défoule définitivement les passions, même la mienne alors qu’à chaque fois je me dis que j’en peux plus de ce terme ;o)

    1. Merci pour ton looonnng commentaire 😉 . Blague mise à part, c’est toujours un plaisir de te lire. Je pense vraiment que ce terme d’éducation bienveillante est une mode qui passera un jour mais qui, à mon avis, est loin d’être à son apogée… Les auteurs de ces ouvrages soit-disant bienveillants ont encore quelques euros à se mettre dans la poche 😉

    2. Selon moi, le problème quand on rejette les sources écrites (les vraies, sérieuses et intemporelles bien évidemment) c’est qu’on ne peut pas ouvrir son esprit à d’autres solutions.

      A-t-on des intuitions en tant que parents ? Bien évidemment.
      Mais si on réfléchit d’où elles viennent, on se rend compte qu’elles viennent de nos propres expériences (en tant que parent ou enfant il y a des années de celà). Expériences que nous serions incapables de réfuter si nous ne lisons pas d’autres façons de penser.

      L’important pour moi c’est de se former, de lire beaucoup et de remettre en question nos fondements initiaux. Ne certainement pas les appliquer bêtement ou par effet de mode mais de comprendre en quoi ils sont différents des nôtres afin :
      – Soit de changer notre façon d’éduquer nos enfants pour aller toujours plus loin dans la réalisation personnelle d’être le meilleur parent possible pour ses enfants
      – Soit pour confirmer que ce que nous faisons est ce qui est le plus adapté à notre enfant, pas celui d’un autre. Et ce point-là est également important à mes yeux.

      Comme tu le dis, il faut surtout ne pas céder à l’effet pervers de la culpabilité et ça c’est dur, je suis encore loin d’y arriver mais j’essaie :o)

      Sinon merci beaucoup pour l’article, ça permet en effet de bien remettre en question le modèle en général.

  2. Je partage avec toi l’idée malsaine liée à la notion de « bienveillance ». Mais je trouve qu’il est intéressant aussi de se remettre en questions avec des idées « nouvelles ». Ce n’est pas parce que nos parents et nos grands-parents ont appliqué une certaine éducation qu’ il faut la prendre comme telle (ni la rejeter en vrac). Je m’intéressais au sujet l’an dernier, sur les sites que je trouvais et je ne m’y retrouvais pas totalement. Je trouvais des idées intéressantes, mais il y avait un ton toujours coupable si tu n’appliquais pas tout. En début d’année, j’ai découvert le site ahaparenting.com. Une américaine, coach parental, qui a énormément de bonnes idées, facile à mettre en oeuvre. Je ne dis pas tout appliquer (loin de là), mais je prends celles qui m’intéressent, celles qui résonnent en moi et qui me semblent avoir du sens. Alors oui, tout est en anglais, mais ce site est vraiment une bonne source dans laquelle puiser et ce, pour tous les âges des enfants. Et cela a changé un peu avec mes enfants (même si avant j’étais naturellement tout autant bienveillante 🙂 ) Quand j’aurais le temps, je pense d’ailleurs faire un article sur ce sujet (en lien avec ce site).

    1. Merci d’avoir pris le temps de déposer un commentaire 🙂 . Je suis toujours preneuse de trucs et astuces pouvant servir le dialogue entre parents et enfants et là, tu m’intéresses avec ce futur article. Sans vouloir te mettre la pression, j’ai hâte de le lire 😉

  3. Honte à moi, je ne connaissais pas le terme d’éducation bienveillante !!!!! Pour autant, je n’irai pas m’en réclamer. L’éducation que je donne à mon fils est basée sur un joyeux mélange de principes et valeurs qui relèveraient de l’éducation traditionnelle (on dit merci, bonjour, au revoir…. ah zut ce sont des ordres ça non ?), de mes expériences personnelles et de ce que j’en ai retiré de bénéfique pour lui, et de ce que tu appelles la psychologie positive. Refusant case et étiquette, je me considère comme une maman aux ambitions éducatives simples : donner à mon fils toutes les clés de son avenir. Lui apprendre l’estime et la confiance en soi, l’inciter à penser par lui-même, à croire en lui, le laisser faire ses propres expériences, l’encourager et surtout, lui dire et lui montrer chaque jour que je l’aime. 🙂

    1. Je pense que tu viens parfaitement de résumer tout ce que je fais avec ma Louloutte (enfin à son niveau et par rapport à son âge). La politesse et la confiance en soi sont pour moi deux priorités sur lesquelles je mise beaucoup. La première s’applique de plus en plus ce dont je me réjouis. La deuxième est un travail de fond qui se fait sur la longueur mais je pense aussi qu’on est bien parti 🙂 .
      PS : je pense que tu n’avais pas besoin d’entendre parler d’éducation bienveillante pour l’appliquer naturellement à ton fils !

  4. Ou la la comme je te comprend !!!! Moi je te dis que leur éducation bienveillante je la ferais manger à plus d’un et une.
    Je pense que l’éducation est aussi une question de feeling et je bannis tout les livres éducatifs de chez moi.
    Non je n ai pas fais 3 enfants pour etre malveillantes mais il m arrive parfois d être excèdee et que mes mots dépassent ma pensée… c est aussi le moment de montrer à mes enfants qu on peut faire des erreurs, s excuser, reconnaître ses torts. Bref s avouer que parents et enfants ne sont pas parfaits et pas dans le monde de oui-oui! Même petit ils comprennent tout!!!
    Merci pour article… c est bon de ne pas se sentir un cas isolé !!!

    1. Et merci à toi d’apporter ta pierre à l’édifice en déposant ton commentaire 🙂 . J’avoue qu’avec trois enfants, la pression doit être encore plus grande pour quiconque se revendiquant de l’éducation bienveillante…

  5. Coucou,
    Je te rejoins complètement ! L’appellation de bienveillante à un petit côté très culpabilisant je trouve. Etre parent n’est déjà pas facile alors comment faire quand et bien vivre cet « apprentissage » de la parentalité quand en plus on nous culpabilise ?
    Par contre comme Picou je trouve que les termes de « positif » et de « moderne » posent les mêmes problème… Si tu ne pratiques pas l’éducation positives c’est que tu mets en place une éducation « négative » et si tu n’optes pas pour ce modèle plus moderne c’est que tu es restée sur un schéma « archaïque ».
    Bref, pas facile… Ajoutons à cela que l’éducation n’est pas un concept parfait et bien moulé dans lequel chacun de nos enfants rentrent à merveille. Je sais que pour le moment je n’ai que Charlie mais de part ma grande fratrie je ne peux que constater que nous n’avons pas les mêmes caractères et que les méthodes ne marchent pas forcément de l’un à l’autre.^^
    Bref, je crois qu’il va falloir que je continue de me faire des nœuds au cerveau 😉

    1. C’est vrai qu’après réflexion, les termes « positif » et « moderne » renvoient à la même problématique. Alors quid ?
      C’est encore plus vrai qu’il n’existe aucune éducation idéale, on essaie juste de s’en approcher 😉

  6. Je suis complètement d’accord avec toi.
    Je le dis haut et fort, je ne pratique pas l’éducation bienveillante. Et pour autant, je ne maltraite pas ma fille… Mais oui, j’ai déjà pêché… J’ai déjà crié, elle a déjà eu une tape sur sa main, parfois, je veux la mettre au coin… Voilà, je suis humaine et il m’arrive de déborder (regretter et culpabiliser…)
    Pour autant, chaque jour je m’améliore. Je préfère choisir ce qu’il me plait dans l’éducation un peu partout et y aller au feeling… Bienveillance, Montessori et j’en passe, ce n’est pas pour moi… Alors oui, je reprends quelques concepts mais je ne me cloisonne pas. Je fais juste comme je le sens, avec beaucoup d’amour et en essayant de m’améliorer chaque jour!

    1. Je rejoins tes propos car finalement, il n’existe pas de recette idéale en matière d’éducation. Chacun avec ce qu’il peut avec les ingrédients dont il dispose tout en s’inspirant des recettes qui marchent 😉 .

  7. Je suis d’accord avec toi. Je suis bienveillante envers mes enfants même si je ne suis totalement pas les préceptes de cette «éducation bienveillante». Je ne suis pas non plus totalement fermée aux conseils mais je pioche comme beaucoup d’entre nous un peu partout pour faire mon éducation. Et puis, je ne pense pas que mes parents ont été malveillants quand ils ont été très durs ou même quand je me prenais quelques fessées par ci par là. Ils ont peut-être été maladroits dans leur éducation mais je ne suis pas non plus devenue une personne traumatisée ou violente. J’ai appris des erreurs de mes parents, j’apprends de mes propres erreurs mais surtout j’écoute et observe mes enfants pour savoir comment procéder. J’ai 2 enfants rapprochés et je peux te dire que c’est parfois très très compliqué mais mes enfants sont heureux, joyeux (en tout cas ils en ont l’air) et c’est tout ce qui m’importe 🙂

    1. Avoir deux enfants d’âge rapproché ne doit pas être toujours simple à gérer, je veux bien te croire… Comme tu dis, l’important est qu’ils soient heureux 🙂 .

  8. Je te rejoins à 100% ! Tu mets même le doigt sur un malaise que j’avais avec ce concept sans le matérialiser correctement, et c’est bien un problème de vocabulaire en fait. Car bien sûr, on ne peut qu’être d’accord avec ces principes d’éducation bienveillante. Mais bien sûr aussi, nous sommes humains, et on n’y arrive pas toujours. Et arrive alors un sentiment de culpabilité dont la sémiologie n’est pas étrangère… Merci pour tes mots. Bises !

    1. Je suis ravie que cet article t’ai permis de mettre des mots sur la même gêne que j’éprouve lorsque j’entends ce terme 🙂 .

  9. Je ne peux qu’être d’accord avec toi. Je fais partie de celles qui ont lu beaucoup de choses à ce sujet. trop de choses… Ajoute à cela mon caractère très perfectionniste et j’avais une bombe entre les mains… le moindre petit faux pas me pourrissait les 10 jours suivants. Avec le temps, j’ai appris à lâcher du lest (parfois !!) et finalement, tout le monde s’en porte bien mieux ! Alors merci pour ce billet !

    Virginie

    1. Je trouve aussi que ce terme met une grosse pression aux parents et du coup, un fort sentiment de culpabilité lorsqu’on commet une erreur, aussi petite soit-elle.
      Un grand merci pour ton retour d’expérience !

  10. Que dire à part que je suis entièrement d’accord avec toi ! J’aime beaucoup les principes de cette « éducation bienveillante » mais le terme me gène. J’ai pas mal lu ces derniers temps sur ces sujets et j’ai parfois l’impression qu’on idéalise un peu certaines théories. Montessori est devenu un genre de « bible » de la parentalité et ce seul nom apposé à à peu près n’importe quoi, du gobelet en plastique au livre d’image, fait office de faire valoir. J’ai parfois l’impression qu’on nous prends pour des pigeons, certes bienveillants, mais des pigeons quand même 😉 et que tout cela est un nouveau moyen génial de faire de la pub pour tout et n’importe quoi.
    Et puis finalement, si on y regarde de plus près, pas mal de choses découlent du bon sens.
    Pour ma part j’essaie de mettre en pratique certaines choses, de m’améliorer et de faire attention à la façon dont je me comporte avec la Biscotte, mais j’essaie aussi de prendre du recul avec ce matraquage médiatique qui nous fait nous sentir les pires parents du monde quand nous élevons le ton. Ce n’est pas toujours facile, parce que mine de rien c’est dur d’être bienveillant avec soi même 😉
    Je crois que j’ai moi aussi écrit un pavé mais je dois avouer que lire partout « montessori ceci, dolto cela » ça me hérisse un peu le poil ! Merci en tous cas d’avoir si bien résumé les choses.

    1. Un grand merci pour ton pavé 😉 . Je plaisante, c’est un plaisir de te lire. Cet effet de mode venu d’Outre-Atlantique devrait perdurer encore quelques années je pense. Accrochons-nous ! 😉

  11. Salut !
    Merci pour ton article que j’ai pris plaisir à lire. Mon petit bout n’a que 6 mois et nous réfléchissons déjà avec son père au type d’éducation que nous voulons lui donner… Bien sûr nous lisons des tas de choses sur l’éducation bienveillante (quand nous trouvons le temps !) et essayons de nous « former ». Et quelle pression !!! J’en viens déjà à me dire que je n’y arriverai jamais ! Mais je garde espoir 😉 Patience et zénitude seront mes maîtres-mots 😊
    À bientôt !

    1. Si tu possèdes cette formidable qualité qu’est la patience, je suis sûre que tout ira pour le mieux 🙂 . Je suis convaincue que travailler sur sa propre patience est salutaire pour nous-même mais aussi pour notre entourage.
      A bientôt !

  12. ah la fameuse éducation bienveillante. Sur le fond je suis également d’accord, et comme tu le dis il n’y pas juste deux catégories d’éducation. Si tu dis que tu n’es pas entièrement avec celle-ci tu es qualifiée de mauvaise mère…je crois simplement qu’il y’ a autant de formes d’éducation qu’il y a d’enfants et de parents. Seulement c’est plus facile de ranger des petites cases.
    Alors non je ne suis pas pour le régime nord coréen non plus mais je pense que quand c’est fait avec amour et dans le respect de l’autre c’est l’essentiel. Craquer peut aussi arriver mais du moment que derrière on essaye de comprendre pourquoi on l’a fait cela prouve que nous sommes de bons parents.
    Il est tout à fait possible de s’informer avec des livres et j’adore le faire mais tout n’est pas forcément bon ou applicable à sa propre vie, il y a la théorie et la réalité.
    Alors tout simplement faisons comme on le sent, et pas besoin de trouver des termes précis pour une éducation juste histoire de rassurer alors qu’au final c’est anxiogène !

    1. Merci pour ton commentaire. Comme tu dis, cela devient vite anxiogène et du coup, contre-productif car n’oublions pas que pour être bien avec ses enfants, il faut aussi être bien avec soi-même 🙂

  13. mon lissou et sa marmaille dit : Répondre

    Oh comme je suis d’accord !!! 3 enfants, un boulot , un chien et un homme, et tu me trouves une femme capable de patience, zen et écoute 24/24 😉 Puis, quelle limite a cette bienveillance? Dans la vie, on rencontre pas toujours des gens bien veillant, alors est ce que dire a nos enfants, je ne m’énerverais jamais contre toi, je t’expliquerai tout, n’est il pas juste les tromper sur la réalité de notre société qui elle devient juste de moins en moins bienveillante avec l’humain ???? Enfin, clairement, moi je n’ai jamais lu de livre éducatif, car je n’y ai jamais trouve ce que je cherchais comme réponse… L’expérience d’autres mamans, parler avec ses copines ça déculpabilise tellement plus 😉 Bref, les grandes théories éducatives il y en a toujours eu , a nous d’en prendre et d’en laisser 😉

    1. Je trouve aussi que les retours d’expérience en matière de parentalité valent bien mieux que des dizaines de livres. Là, au moins, on est dans du concret. Personnellement, j’ai toujours mes deux oreilles bien ouvertes quand il s’agit de choper des bonnes idées et des astuces 😉 .
      Tu soulèves un point intéressant lorsque tu dis que notre société n’est pas forcément bienveillante. Tu as raison et d’élever nos enfants dans un cocon uniquement composé de bienveillance, d’altruisme, de générosité où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, n’est certainement pas leur rendre service.
      Merci à toi pour ton commentaire et au plaisir de te revoir ici 🙂 .

  14. Je suis tout à fait d’accord avec toi sur le terme de « bienveillante » mais aussi « positive » que je trouve pas très bien adapté au final.
    Par contre, dans le fond, la parentalité « bienveillante » ne vise pas à être « parfait », ça serait d’ailleurs bien triste!
    Pour ma part, je préfère la parentalité ludique ou créative car au final ça représente mieux le fond. Essayer de trouver des solutions créatives être dans le jeux permets de faire passer d’avantage de message à mon sens. Mais là encore cela ne veut pas non plus dire qu’il n’y a aucun cadre 😉

    1. C’est une manière d’aborder la parentalité à laquelle je n’avais pas songé. Merci à toi pour la suggestion 🙂

  15. Holala, j’arrive! Moi la mère totalement imparfaite qui fesse ses enfants… Tout les jours ils sont humilié, t’imagine même pas! Mdr. Élevons nos enfants comme bon nous semble. On le sait bien quand on a été trop loin, on s’excuse auprès d’eux.. Je pense qu’on fait tous de notre mieux et qu’on souhaite le meilleur pour nos enfants. Moi je suis d’accord avec toi sur le terme d’éducation bienveillante, C’est inapproprié et cela va faire culpabiliser bon nombre de parents et ils se sentiront dépassé.. Bravo pour ton article! Bisous 💋

    1. LOL Mais quelle tortionnaire es-tu ! 😉
      Merci pour ton commentaire. Bisous et bonne soirée.

  16. J’ai adoré ton article et je ne peux que partager ton avis. Ton billet me fait drôlement penser à ma maman qui est maîtresse des écoles en petite et moyenne section de maternelle. Elle prône la méthode Montessori depuis presque 15 ans.. soit bien. Avant tout cet engouement pour Maria Montessori. Mais ce que j’ai appris avec elle, et ce qu’elle appliqué avec brio ; « il ne suffit pas d’appliquer qu’une seule et même méthode car elle enfermé l’individu dans une case prédéfini » il en est de même avec l’éducation bienveillante. De fait ma maman adopte d’autre méthode tout aussi efficace qui s’adapte aux enfants avec lesquelles Montessori ne marche pas. C’est quoi moi qui aime fabriquer, rendre autonome mon fils.. concrètement le lit au sol je ne suis pas pour. D’abord parceque ça ne correspond pas au caractère de mon fils mais surtout parce qu’il ne s’adapte pas au mien. Combien de fois ai-je entendu que je n’étais pas une bonne mère parce que je n’allais jusqu’au bout de la démarche ? Pourtant je suis persuadé que c’est un mixe de plein de chose qui fait que nous pouvons nous améliorer plutôt que de rester conditionner dans une case..!
    Au plaisir de te lire encore, bisous 💛

    1. Un grand merci pour ton témoignage riche d’informations pertinentes. Je retiens la phrase de ta maman : « Il ne suffit pas d’appliquer qu’une seule et même méthode car elle enferme l’individu dans une case prédéfinie ».
      Au plaisir de te revoir sur le blog !
      A bientôt.

  17. Alors personnellement, je suis l’opposée de l’éducation « bienveillante » ! Mais que ce mot m’agace… J’aime mon fils plus que tout au monde (ça sent la maman qui a besoin de se justifier 🙂 ), nous avons mis une fessée une fois et nous en avons pleuré, nous utilisons le chantage malheureusement mais « mange si tu veux ton dessert » je suis désolée, mais pour nous il n’y a que cela qui fait son effet.
    En revanche, je rebondis sur une phrase « Vous connaissez des gens, vous, qui font des enfants dans le seul but de leur nuire ? » : et malheureusement, tu en as tous les jours des tonnes dans les articles de faits divers…rien que d’y penser les larmes et la colère montent !
    Bref, très bon article et merci de nous « déculpabiliser » un peu 🙂

  18. MERCI.
    Je pense exactement la même chose ! Je n’aime pas non plus ce terme pour toutes les raisons que tu cites, et pourtant je ne me sens pas malveillante !
    Merci pour cet article !

    1. Merci à toi pour ton commentaire ! 🙂

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