La perte de mes neurones depuis que je suis maman

« La perte de mes neurones depuis que je suis maman ». Si vous souriez à la lecture du titre, c’est peut-être parce que vous vous reconnaissez dans l’énoncé ? Si cela vous interpelle, alors je me permets de vous classer dans 2 catégories. D’un côté les chanceuses qui n’ont pas encore goûté à ce problème, de l’autre, les « pas encore maman » ! Bien entendu, cet avis (qui n’engage que moi) a surtout pour but de me rassurer, hein 😉 .

LES ÉTAPES STEP BY STEP

1- Pendant ma grossesse

Lorsque je parle de la désertion de mes facultés cognitives, je reconnais que celle-ci a débuté pendant ma grossesse. Oui je sais, c’est moche. Durant cette période, j’ai constaté que ma capacité de concentration diminuait, que mes pensées s’égaraient, que certaines choses à faire/à dire devenaient secondaires. J’ai mis cela sur le compte de mon esprit très occupé. Vous savez comme moi tout ce qu’implique en amont l’arrivée d’un premier bébé. Préparer la chambre, choisir la poussette, organiser son séjour à la maternité, choisir le prénom, etc…. sont toutes des étapes incontournables. Chacun de ces sujets a fait l’objet d’un article sur le blog, c’est dire le temps passé dessus.

Bref, j’avais tellement à choses à penser que mes neurones ont commencé à chauffer durant cette période. A ce moment là, je croyais que ces petits soucis de mémoire étaient passagers et que tout rentrerait dans l’ordre sitôt bébé né. Naïve que j’étais va…

2 – Pendant le congé maternité

Bien entendu, le phénomène s’est amplifié à la naissance de ma Louloutte. Cette fois-ci, pas de doute, la coupable était toute désignée : elle s’appelait « Fatigue » . Elle prenait racine dans mes nuits en dents de scie et se poursuivait au fil des jours. Le temps de trouver son rythme entre les biberons, les trop nombreuses tournées de lessive, les petits tracas de santé, les visites d’amis/famille, la recherche d’un mode de garde pour ma fille… Ah ça y est, je me souviens ! Mon Dieu que cette recherche fut laborieuse. Dans la catégorie « chronophage à souhait » , je la place en haut du panier. Sans compter le stress que cela a généré. Non parce que soyons clairs, écumer un listing de plus de 70 assistantes maternelles, toutes les solliciter et s’entendre répondre systématiquement « Désolée, je n’ai pas de place avant septembre », franchement, ça charge un peu le cerveau…

3- Après le congé maternité

J’ai repris le travail quatre mois après la naissance de ma fille. C’est là que j’ai découvert ce qu’était la charge mentale. Késako ? Si vous n’en connaissez pas encore la définition, je vous invite à regarder cette petite vidéo réalisée par une illustratrice blogueuse. Je la trouve très pertinente.

En ce qui me concerne, le rythme s’est clairement accéléré à la fin de mon congé maternité et mon cerveau a présenté de nouveaux signes de fatigue. Le boulot, les problèmes de transports en commun, les allers-retours chez la nounou, la préparation des repas, la diversification alimentaire, le rangement des vêtements devenus trop petits, l’achat de nouveaux, les rdv chez le pédiatre, les amis à voir, l’organisation des vacances, la paperasse et le reste ont fini de saturer mes neurones.

Papounet dit m’aider dans la gestion du foyer mais il n’a pas conscience qu’il ne fait qu’exécuter ce que j’ai intellectualisé en amont, et ce au prix d’un lourd matraquage de mon système nerveux.

4- Où en suis-je aujourd’hui ?

Bien que cette perte de neurones me désole, j’en ai pris mon parti. Maintenant, j’assume (presque) de louper les anniversaires, d’oublier les affaires de ma fille à la crèche et de répondre aux amis. Même en mettant des rappels sur mon téléphone, je trouve le moyen de passer à côté… Peut-être devrais-je, comme beaucoup d’autres, me confectionner un Bullet journal ? A moins que cette dégénérescence ne cesse de croître, voire mieux s’améliore ? Sait-on jamais 😉 .

 

Et vous, avez-vous perçu ce type de changements depuis que vous êtes maman ?

12 Replies to “La perte de mes neurones depuis que je suis maman”

  1. Oh que oui ! Je n’étais pas du tout frileuse, je le deviens. Je dormais à poing fermé, maintenant dès que mon fils appelle, je bondis. Sans parler de mes neurones qui semblent s’évaporer d’année en année. Je pensais que la migraine et les médicaments étaient les grands responsables… je découvre que non avec je dois le dire, soulagement. Merci pour cet article.

    1. Cela me rassure de te lire 🙂

  2. Ca s’arrange avec l’âge grandissant de bébé, la fatigue qui diminue, et ton cerveau qui devient plus « rodé » à force d’avoir des trucs à gérer! Je te rassure ;o)

    1. Oh merci Picou, toi aussi, tu me rassures !

  3. Pour ma première grossesse j’ai eu ça, on en riait sauf que j’en suis arrivée à avoir des accrochages en voiture !!! Mais si ça peut te rassurer pour ma deuxième grossesse, je redoutais l’arrivée de cette régression neuronale, et finalement j’ai été épargnée ^^ ! Heureusement, c’est donc réversible et pas systématique.

    1. Ah oui en effet, je serais aussi bien le genre à avoir des accrochages si je conduisais la voiture sur Paris 🙁 Heureusement, je laisse ça à Papounet et me réserve la conduite pour la Province (plus simple pour moi)… Bonne nouvelle si c’est réversible ; j’ai hâte que ça arrive 😉

  4. J’ai eu ce sentiment sur la fin de ma grossesse et pendant mon congé mater. Avec la reprise du boulot, ça s’est nettement amélioré. Mon mari m’a même confié qu’il était content que je reprenne car il en avait marre de discuter avec un poisson rouge… lol
    Aujourd’hui, tout va bien! On verra comment ça se passera quand il y aura un bébé 2.

    1. Le travail te réussit à ce que je vois 😉

  5. Les miens ne sont toujours pas revenus ah ah et bébé a 15 mois !
    bises

    1. lol Soyons patientes alors 😉 Bises

  6. Tellement vrai
    Je suis en plein dedans !

    1. Merci de ton commentaire. Je compatis sincèrement 🙂 Allez courage, un jour peut-être nos neurones reviendront 😉

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