Le mal des transports, quelle galère

Je pensais que ma fille avait été épargnée de ce mal que je connais trop bien. Il n’en est rien, elle souffre du mal des transports comme moi. Le problème est apparu en voiture il y a quelques semaines, à ses 16 mois. Elle qui n’avait jusque-là jamais souffert de cela, elle a commencé par une petite régurgitation pendant un court trajet, puis une deuxième au terme d’un autre. J’avoue ne pas m’en être inquiétée tout de suite (il m’en faut plus !) car elle semblait aller bien après.

Le problème ou l’avantage (tout dépend de l’angle de vue), c’est que nous utilisons peu la voiture. Du coup, je n’ai pas tilté que les 400 kms à faire en voiture pour rejoindre un WE la L.A poseraient problème. Petite précision, quand je dis L.A, il ne s’agit pas de Los Angeles mais de la Loire-Atlantique 😉 . Oui je sais, c’est moins fun mais que voulez-vous, on ne choisit pas son acte de naissance…

Louloutte a dormi tout le long du voyage à l’aller : #nickel#bonheur#jenrevienspas#hallucinant. Je crois que je peux remercier le vaccin administré 3 heures avant, qui l’a fait sombré aussi longtemps dans les bras de Morphée.

Le trajet retour a été comme qui dirait légèrement plus compliqué à gérer. Elle a vomi 3 fois en 1 heure ! Le premier vomi, je ne l’ai pas vu venir, le second : à 3 kms à la ronde. J’ai reconnu ces symptômes que je déteste tant : grande fatigue, nombreux bâillements, sensation de chaleur, mal à la tête, mal-être général, nausées puis vomissements.

Les gens n’imaginent pas l’énergie qu’il faut déployer pour lutter contre le mal des transports. Ils pensent connaître le problème car un jour dans leur vie, ils ont été malades en bateau… Bande de petits veinards va, je vous envie ! Vivre avec ce mal des transports est une lutte contre soi-même et cette foutue oreille interne trop sensible.

La vacherie de la cinétose (mot savant qui veut dire mal des transports), c’est qu’à moins de vivre dans une grotte ou d’être berger en haute montagne, vous êtes contraint de vous y frotter régulièrement. Vous rendre au travail en transports en commun ou aller chez des amis en voiture, devient alors le parcours du combattant. Deux options s’offrent alors à vous. Soit vous parvenez à contrôler votre cinétose avec je ne sais quel moyen, soit vous adaptez votre vie à ce problème. Personnellement, cela fait belle lurette que j’ai opté pour la deuxième option. Avant cela, j’ai bien essayé l’homéopathie, sans succès. J’ai quand même amélioré mon « confort » en respectant quelques règles :

  • je veille à ma qualité de sommeil comme le lait sur le feu pour être en forme
  • j’écoute de la musique pendant le trajet
  • je n’utilise jamais le bus (le bus, c’est le summum de l’horreur pour moi)
  • en métro ou en train, je m’installe toujours dans le sens de la marche
  • en voiture, je monte TOUJOURS devant et je fixe la route. Inutile alors de me demander de regarder une carte routière, c’est NO WAY.

J’ai un ordre de détestation dans les différents mode de transports qui s’offrent à moi. En premier, le bus, puis la voiture, le bateau, le métro, le RER, le TGV et le train de banlieue. Bizarrement, l’avion ne me fait rien du tout.

Evidemment, ce mal des transports dont je souffre depuis toute petite fait partie intégrante de ma vie. Je l’ai assimilé, je vis avec et l’esquive sans même parfois m’en rendre compte. Comme une évidence en somme. Cela se traduit concrètement par des choix de vie :

  • je vis dans un appartement proche de Paris, alors que pour le même prix, j’aurais une maison en lointaine banlieue
  • j’ai toujours choisi mes jobs en fonction de leur situation géographique (pas plus de 30 min de porte à porte). Inutile de me dire que je suis certainement passée à côté d’opportunités, je le sais… Pour la petite histoire, je me souviens avoir fait halluciné un recruteur après lui avoir dit que je n’accepterais pas un poste à + de 45 min de porte à porte de chez moi LOL (j’ai dit 45 mais dans ma tête c’était 30…). En même temps, je trouve ça logique. Je paie déjà le prix de la proximité d’avec Paris, ce n’est pas pour faire 1 heure de transport matin et soir. C’est un choix assumé.

C’est ainsi sur la base de ma propre expérience que je découvre, non sans amertume, que ma fille est malade en voiture. Cela me rend triste pour elle et j’angoisse un peu de ne pas trouver de solution pour y remédier. Evidemment, pas question de se résigner si vite et de baisser les bras !

Je suis donc allée à la pharmacie et y ai acheté un traitement homéopathique. Des granules à dissoudre dans un peu d’eau et à donner 1/2 heure avant de prendre la route. J’ai hâte de l’essayer même si ce ne sera pas ce WE. Je croise fort (très fort) les doigts pour que ça marche. Si ce n’est pas le cas, je me tournerai alors vers les trucs un peu farfelus dont j’ai entendu parler (sparadrap sur le nombril, persil accroché au cou,…). Un peu bizarre me direz-vous mais ce n’est pas ce qui m’arrêtera ! 🙂

Promis, je vous tiens au courant dès que j’ai trouvé (ou pas !) la recette miracle pour vaincre le mal des transports.

En attendant, souhaitez-moi bonne chance !

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