Quand la délation s’invite dans la blogosphère

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A ma grande stupéfaction, j'ai appris il y a quelques jours qu'un blog que j'affectionnais fermait. Cela arrive souvent bien sûr, encore que la plupart des auteurs préfèrent laisser leur blog au repos plutôt que de le supprimer. Mais là, il s'agit d'un arrêt brutal et définitif. Tous les articles ont été supprimés, il ne reste plus rien. Avant que vous ne lisiez le dernier post de son auteure et pour ceux que ne le connaissent pas, j'aimerais vous parler de ce blog.

Il s'agit de celui de La Famille B. Son auteure, Livia, est maman de trois enfants et est enseignante. Son blog traitait (obligée d'en parler au passé) de sa vie de maman, de femme et aussi d'enseignante. Si j'ai immédiatement été séduite par ses articles, c'est parce qu'elle écrit remarquablement bien. Et ça j'y suis très sensible. Le don de Livia ne m'a pas échappé et je ne suis pas la seule, à commencer par ses lecteurs. Des lecteurs attentionnés, bienveillants, admiratifs. Tous ? Non. Car parmi eux se cachai(en)t, un(e) ou plusieurs délateurs. Des partisans de la dénonciation, de ceux qui m’exècrent. Car c'est à cause d'eux que Livia a fermé son blog.

Voici son texte expliquant la fermeture de son blog :

◊◊◊

C’est un adieu que je vous adresse.

En larmes, des larmes à la hauteur de la violence que je viens de subir. Parmi mes lecteurs, se cachent des personnes de mon quotidien qui m’ont cherchée, qui m’ont trouvée, et qui ont dénoncé un contenu pourtant inoffensif à ma hiérarchie.

Je mets fin contre mon gré, écœurée, à des mois de partage et d’écriture. J’ai supprimé l’entièreté de mon blog. C’est un véritable déchirement pour moi, c’est une partie de moi qu’on m’arrache.

Merci à toutes les personnes qui m’ont suivie sans aucune malveillance, quoique j’aie pu écrire. Je retenterai peut-être l’aventure de façon totalement anonyme, bien que je pense être vaccinée à vie.

J’aimerais tant vous retrouver là où j’irai. Je sais que c’est impossible, car quelque soit le moyen de conserver le lien avec vous que je choisirai, il poursuivra automatiquement le lien avec mes délateurs.

Merci à tous de m’avoir suivie durant tout ce temps. Vous allez beaucoup me manquer. Je n’ai pas de mot pour crier mon désespoir et l’injustice que je subis.

◊◊◊

J'ai été à la fois peinée et décue pour Livia (et pour moi de ne plus la lire) mais aussi choquée et en colère contre ses délateurs. Je trouve incroyable que des gens mal intentionnés se permettent ce genre de chose au prétexte que... Que quoi en fait ? Qu'ils se sentent protégés derrière leur ordinateur ? Qu'ils se croient tout permis ? Que leur anonymat les exonère de droiture ? Parce qu'il est bien là le problème à mon sens. Se cacher derrière un écran pour cracher son venin, colporter des rumeurs est devenu monnaie courante depuis que les réseaux sociaux existent. A cela, il faut donc ajouter la délation.

Le monde virtuel serait-il plus mesquin que le monde réel ?

J'ai tendance à penser que oui. Pourquoi ? Parce que beaucoup se planquent derrière des pseudos et des avatars. Je vois passer sur les réseaux sociaux des commentaires acerbes, méchants, injurieux mais aussi condescendants et malsains comme si la barrière informatique permettait aux gens de se lâcher. Car je ne peux les imaginer se comporter ainsi dans la vie de tous les jours, pas tous du moins. A croire que le net sert d'exutoire. Je me trompe peut-être mais j'ai parfois le sentiment que ce défoulement est l'oeuvre de personnes qui précisément, ne revendiquent pas grand chose dans leur vie de tous les jours.

Ma propre expérience

Ces vacheries gratuites, j'en ai moi-même fait l'expérience récemment de manière transversale. L'un de mes articles, repris par le Huffpost, a été diffusé sur les propres comptes Facebook et Twitter du site. Il s'agissait de mon billet sur le 31 décembre. Et bien, je peux vous dire que je suis tombée sur le c** en lisant les commentaires (pas tous heureusement). Incroyable le flot de critiques que j'ai essuyé. J'ai halluciné. Je me suis même demandée si c'était bien MON article qui avait été diffusé, pour vous dire... Cela m'a fait tout drôle sur le coup de lire ces critiques déplacées et surtout ignorantes. Mais cela a aussi été une vraie prise de conscience. Je perçois mieux toute l'ambivalence des réseaux sociaux. On y trouve des commentaires aussi bienveillants que négatifs, des messages plein de sollicitude et d'autres bourrés de mépris, des gens aussi bien larges d'esprit qu'obtus. De tout, on trouve de tout. Comme dans la vie de tous les jours me direz-vous. Pas tout en fait car dans la réalité, les gens (et moi la première) ne vous critiquent pas ouvertement lorsqu'ils ne partagent pas votre point de vue. Ils se contentent de se taire.

Ce que j'ai appris de la blogosphère

Pour en revenir à la fermeture du blog de Livia, j'ai mieux compris pourquoi certains blogueurs n'écrivaient que dans l'anonymat. Je pensais, à tort, que c'était uniquement pour des raisons personnelles mais je me trompais. Certains métiers ne le permettent pas. C'est visiblement le cas de la fonction publique qui requiert le devoir de réserve de ses fonctionnaires et ce, même si les propos tenus sur le blog n'ont rien de diffamants.

Je ne peux donner mon avis sur l'intégralité de ce blog car je l'ai découvert assez récemment comme je le disais dans ce TAG sur les blogs que j'aime. Mais du peu que j'ai lu, je n'ai rien vu de répréhensible ou de critique à l'encontre de l'éducation nationale. Je suis dégoûtée pour Livia et espère sincèrement qu'elle reprendra la plume, même si c'est dans l'anonymat. Quant à ses délateurs, qu'ils aillent au diable.

 

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56 Replies to “Quand la délation s’invite dans la blogosphère”

  1. Mais c’est hallucinant ! Ton article m’a faite bondir. C’est « à la mode » en ce moment ! Une twitta prof que je suis s’est également faite dénoncer. Je trouve ça dingue et hélas tellement pas surprenant de la nature humaine.

    1. Et ben, comme tu dis, la délation doit être à la mode en ce moment. Je serais curieuse de savoir auprès de qui les délateurs s’adressent ? Le rectorat ?

  2. La lecture du texte d’adieu est triste en effet. Je partage ton choc et ta colère. Je ne connais pas ce blog donc je ne me permettrai pas de juger du contenu, s’il enfreint ou non un quelconque devoir de réserve. Peu importe dans le fond. Ce qui est affligeant, c’est l’attitude de cette ou ces personnes qui n’ont rien trouvé de mieux à faire qu’à aller la dénoncer. Dans quel but ? Elles seule le savent.
    Concernant ta réflexion sur internet et les réseaux sociaux, je pense qu’ils sont un démultiplicateur de personnalité. Ce que tu es dans la vraie vie, est, derrière ton ordinateur, révélé, agrandi, poussé à son paroxysme. L’impunité liée à l’anonymat permet de montrer au monde qui nous sommes vraiment. C’est effectivement le travers de ces réseaux et cependant, ils ne sont qu’un médium, un véhicule. Personne n’est responsable de ce qui est écrit si ce n’est la personne qui tape sur son clavier et appuie sur la touche entrée. Et tant que la jalousie, l’envie, le mépris, la peur aussi et la recherche du quart d’heure de gloire animeront bon nombre de nos congénères, des comportements peu glorieux sont à prévoir.

    1. Je pense que tu as raison. Le net est un démultiplicateur de personnalité et les vraies personnalités se révèlent alors.

  3. Je ne connaissais pas ce blog, mais je trouve cela désolant d’être obligée d’en arriver à fermer son blog ! Comme tu le dis si bien, certaines personnes, sous couvert d’anonymat, se permettent tellement de choses sur internet, je trouve cela pitoyable.

    Je ne sais pas ce que contenait ce blog pour que l’Education nationale y mette son nez : en général, les enseignants qui tiennent un blog y publient des idées, des conseils, des séquences de travail pour les enfants, bref, de nombreuses aides pour les autres collègues. Rien de néfaste ou de négatif envers l’EN. Et de ce que tu écris sur cette femme et sur son blog, elle me semblait faire partie de ces enseignants généreux…

    Si elle passe par là, je lui souhaite beaucoup de courage. Un blog, c’est une partie de nous : on s’y dévoile, on prend plaisir à y raconter des morceaux de notre vie, et être obligée de le supprimer a dû être un déchirement pour elle.

    Heureusement, il y a aussi beaucoup de personnes bienveillantes sur le net : il faut poursuivre pour celles-ci, en essayant d’oublier les autres. On a évidemment le droit de ne pas apprécier un article ou un propos, mais soit on se tait, soit on le dit de manière gentille et constructive. La méchanceté gratuite me répugne.

    Personnellement, j’avais adoré ton article sur le 31 décembre et même si on ne partage pas ton avis, je ne vois pas ce qu’on peut lui trouver de négatif…

    Bref, je m’arrête là (je vais réussir à m’agacer toute seule 😉

    Bonne soirée

    Laurène

    1. Effectivement, supprimer l’intégralité de son blog est assurément quelque chose de difficile. Ce sont des mois de travail, d’investissement et de plaisir que l’on envoie valser en quelques minutes…

  4. Merci pour ce billet et cette tribune Cécilia. Je suis touchée que ce qui m’arrive te remues à ce point. Mes proches, et des lecteurs très fidèles en contact par mail, sont au courant des détails et encore plus horrifiés que tu ne l’es, car à aucun moment je n’ai franchi la ligne rouge, il y a unanimité sur ce point. Si j’ai fermé mon blog, ce n’est pas par aveu de culpabilité mais parce que des personnes nocives y ont désormais accès.
    Les conditions dans lesquelles tout cela a eu lieu sont inacceptables. Une semaine après, je suis encore traumatisée et sous le choc.
    Mais je vais rebondir. J’espère qu’un jour, je pourrai vous confier comment.
    Je rejoins par ailleurs totalement le fruit de tes réflexions. Si un jour je trouve la force de réouvrir un blog, anonymat total et extrême prudence sur les réseaux sociaux seront mes choix. Avec toute mon amitié,
    Livia

    1. Je sais que fermer ton blog n’est en aucun cas un aveu de culpabilité et je comprends que tu ne veuilles pas que tes délateurs poursuivent leur chasse. Je suis vraiment navrée de ce qui t’arrive mais de ce que je perçois de ta personnalité, je suis convaincue que tu nous reviendras sous une autre forme. En tout cas, je l’espère vivement car ton talent d’écriture ne doit pas rester tapi dans l’ombre.
      A bientôt Livia

      1. Merci Cécilia. Je vais me laisser du temps.

    2. Je n’ai malheureusement pas eu le temps de découvrir ton blog, mais étant moi-même PE je suis effarée. Je ne vois pas en quoi on peut contraindre quelqu’un à lâcher sa plume au nom de je ne sais quel métier… Je te souhaite bien du courage, et au plaisir de te lire, peut-être un jour, sous un autre nom… Bises

    3. Pour ma part, à l’heure actuelle, ça me fait plaisir de penser que mes délatrices doivent voir ma chaîne accroitre sa communauté et ronger leur frein à l’idée que ma hierarchie m’ait apporté son soutien… C’est un vrai délice ^^

  5. Je savais que ça existait des gens comme ça mais ton article les rend réels. Je trouve ça odieux : droit de réserve ou pas on a tous la liberté de s’exprimer. J’espère que Livia saura dépasser tout ça et rebondir.

    1. La parole ne devrait pas être censurée au prétexte que l’on est fonctionnaire dès lors que l’on ne tient pas de propos répréhensibles

  6. Je l’ai vu aussi cette fermeture et son histoire m’a particulièrement touchée et émue !

    Je n’ai encore été que très peu confrontée au côté malsain des réseaux mais j’en suis consciente depuis que je me suis lancée…

    J’espère également qu’elle rebondira et trouvera le moyen de communiquer autrement. Et pour une fois, je vais sortir de ma réserve et dire FUCK à tous les trolls, délateurs, détracteurs, sans coeur qui se cache de l’autre côté du fil !

    Virginie

    1. Je suis persuadée que Livia trouvera les ressources pour rebondir 🙂

  7. Je suis hallucinée par ton article… Je n’arriverais jamais a comprendre ce genre de comportement… Ça me dépasse franchement… Les gens n’ont que ça à faire… Nuire intentionnellement…
    J’espère qu’elle s’en remettra et qu’elle trouvera la force de continuer à écrire malgré tout

  8. Je savais que ça existait mais comme le dit Amélie Jeanne, je prends réellement conscience maintenant…
    J’ai choisi de bloguer anonymement pour tout ça, pour pouvoir dire ce que je veux quand je veux sans que personne ne puisse me juger.
    Ma famille n’est d’ailleurs pas au courant pour ce blog.
    Cette histoire me conforte encore plus dans cette idée.
    Le texte est tellement triste 🙁 c’est grave que le blog doive s’arrêter pour quelques personnes malveillantes…

    1. C’est vrai que de bloguer en s’exposant requiert quelques autocensures. Seul l’anonymat le plus total permet une entière liberté.

  9. Moi meme je ne pourrais pas tout dire sur mon boulot sur le blog car je risquerais le blame.

    1. Je comprends ta situation et Dieu sait que tu aurais matière à critiquer le système…

  10. Je partage également ta stupéfaction face à ces comportements..

    1. C’est d’une telle médiocrité…

  11. J’ai eu aussi le cas quand paroles de maman avait publié sur leur facebook un article de l’histoire d’une amie. Certains disaient que c’était bidon et je leur avait même dit que certains commentaires n’étaient pas cool. Ils ont dit mais c’est ça facebook madame. Heu ok.. D’ailleurs ils n’ont plus jamais relayé aucune de mes articles après ça. Mais bon là n’est pas le sujet. Je venais de la découvrir via notre Picou internationale et c’est bien dommage.

    1. C’est vrai qu’on ne peut rien faire contre les commentaires désobligeants… Autant ne pas les lire du coup 😉

  12. C’est à la fois nul et triste de voir à quel point la méchanceté et la bêtise de certains peuvent faire souffrir alors même qu’un blog est justement un lieu de partage et de plaisir. Quel dommage 🙁

    1. Tu as parfaitement décrit l’idée que je me fais d’un blog : lieu de partage

  13. J’ai aussi été assez horrifiée de la manière dont tout s’est fini pour Livia… Cela ne fait que me conforter dans mon « anonymat »…
    J’ai également lu tous les méchants commentaires que tu as pu avoir sur Facebook. J’ai halluciné… Je n’ai vraiment pas compris comment tout ça a pu te tomber dessus. En tous cas, ça m’a guérit de mon envie de vouloir faire grandir mon blog. Aujourd’hui, je suis bien à cette taille. Si certains ont envie de rester qu’il reste en bienveillance, les autres peuvent partir. J’y réfléchirai à 2 fois maintenant avant de dire oui pour une reprise par le Huff si ça doit encore m’arriver!!

    1. Ce qui est assez déroutant, c’est de voir le contraste entre les commentaires de tes lecteurs du blog et ceux des réseaux sociaux que tu ne connais pas (et qui ne savent rien de toi d’ailleurs).

  14. C’est absolument dingue ! Comme si ce qu’elle écrivait enlevait quelque chose à ceux qui l’ont dénoncée…
    Je me fais la même réflexion que toi, les réseaux sociaux sont des ramassis de lâches qui utilisent ces façades pour déverser leur haine gratuite sur des gens qu’ils ne connaissent même pas.
    Leur vie est sans doute tellement insipide qu’ils envient celle des autres et pensent avoir le droit d’exprimer leur jalousie par un flot d’injures et de commentaires déplacés.
    Tout ça donne envie de vomir…

    1. Tous les utilisateurs des réseaux sociaux ne sont heureusement pas des êtres calomnieux mais il est vrai qu’ils retiennent plus l’attention que les bienveillants…

  15. C’est vraiment odieux, il faut croire que certains ont besoin d’atteindre les gens aussitôt qu’ils s’exposent!
    Il y a une autre histoire d’une semaine ou deux, carrément honteuse qui s’est passé aussi sur l’escalier réseaux… L’humain peut vraiment être mesquin et profiteur!
    Quel dommage!

    1. Ah tu m’intrigues avec cette autre histoire sur les RS. De quoi s’agissait-il ?

  16. Je ne sais plus trop où j’ai récemment écrit ça, mais malheureusement, la devise « pour vivre heureux vivons cachés » s’avère de plus en plus nécessaire depuis l’apparition du web. Les bloqués de l’échange, de la communication, de la relation sociale, du partage, les aigris de la vie s’en donnent à cœur joie sous couvert de l’anonymat. J’en ai moi même souvent fait les frais via différents supports (jusqu’à des menaces de mort)…. On créait de nouveaux modes de communication, d’échanges etc mais qui sont rapidement devenus malsains et pervertis par des tordus. C’est triste mais c’est ainsi et il sera difficile de faire que ça change 🙁
    Sans compter des « adultes » qui se comportent comme dans une cour de récré. Sauf que dans une cour de récré, se sont des enfants qui ont encore un peu d’innocence, pas de adultes sensés être responsables et donc assumer leurs comportements.
    Bref, j’ai le vomito au bord des lèvres de voir de tels agissements qui font du mal aux autres. Ne fait pas à autrui ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse !!
    La seule chose qui me fait presque plaisir, malgré tout, c’est que la vie fait toujours payer à ceux qui font volontairement du mal. Alors attention au retour de bâton !

    1. Des menaces de mort ? C’est hallucinant quand même. J’ai l’impression que les gens n’ont pas conscience de la gravité et de la teneur de leurs propos. Mais tant qu’il y aura impunité, rien ne changera.

  17. Je ne connaissais pas ce blog mais ce genre de comportement me débecte.
    Je ne comprends pas, non je ne comprends pas que les gens, au sens large, puissent être aussi méchant ! Leur vie doit être tellement sans intérêt, ça doit être le seul moyen pour eux de se sentir fort… qu’ils profitent de ce sentiment de supériorité éphémère, ça ne durera pas. Comme on dit : « on récolte ce que l’on sème ».
    En attendant je suis triste pour cette blogueuse que je ne connais pas. Je compatis à son injustice…

    Merci pour cet article

    Aurore

    1. Merci à toi pour ton commentaire. Le comportement de certains est en effet bien navrant…

  18. j’espère que le blog trouvera une manière de revenir. JE ne la connait pas mais j’imagine à quel point elle doit être triste….

    1. Je te confirme, elle est triste et désabusée de ce qui lui est arrivé… Mais je pense qu’elle saura rebondir, elle a l’intelligence pour.

  19. J’aimerais aussi faire part de mon expérience. J’ai fait une vidéo en rapport avec mes tatouages. J’en ai 4, 3 petits et 1 moyen. Et bien l’un d’eux qui nécessite des retouches c’est retrouvé sur une page Facebook qui expose des « tatouages ratés ». Et bien je me suis prit un flot de haine incroyable. Où on me traité de tous les noms d’oiseaux imaginables juste pour un petit tatouage de 1,5cmX1,5cm. Les personnes n’ont pas hésites à disliker ma vidéos et à laisser tout un tas de commentaires haineux que j’ai fini par dedacriver. J’ai été vraiment choqué de cette communauté qui était en plus majoritairement constitué d’adulte et de parents. J’ai heureusement eu quelques soutiens mais ça m’a fait bien réfléchir sur ce monde internet. ❤️❤️

    1. Je suis abasourdie par ton commentaire et vraiment désolée pour toi. Je te souhaite qu’une pareille expérience ne se reproduise plus.

  20. J’ai découvert ton article par le biais de Mélissa du blog Golden Wendy et comme je suis enseignante et youtubeuse, il m’a tout particulièrement intéressée.

    J’ai envie d’y apporter deux commentaires…

    D’abord en ce qui concerne le fameux « droit de réserve » : dans la fonction publique, il ne s’applique qu’aux fonctionnaires dits « fonctionnaires d’autorité » donc dans l’EN, aux inspecteurs et « au-dessus », en aucun cas aux enseignants.
    Qui plus est ce droit de réserve concerne le fait de tenir publiquement des propos visant à dénigrer les décisions officielles de l’EN (exemple le plus fréquent : dans le cas de fermetures de classe, on ne peut pas prendre part ou mener une pétition).

    Mais notre hiérarchie n’a aucune légitimité officielle à mettre le nez dans nos loisirs : on a des collègues qui chantent dans des groupes de rock trash, d’autres qui pratiquent les danses latines, d’autres qui font du théâtre plus ou moins subversif, d’autres qui sont politiquement engagés… On a totalement le droit de tenir un blog / une chaîne, à condition de ne pas y dénigrer la « grande maison ».

    Mais même si la hiérarchie ne peut officiellement pas nous empêcher de, la réalité va fluctuer d’une circonscription à l’autre, d’un inspecteur à l’autre… Et on peut ressentir plus ou moins de pression…

    Pour ma part, c’est arrivé l’an dernier : je tiens une chaîne YT dédiée à la parentalité, donc rien qui critique l’EN. Mais l’an dernier, deux mamans m’ont eu dans le pif et ont « signalé » ma chaîne à l’inspection. Lors de l’inspection qui a suivi (pour d’autres raisons), l’inspectrice m’a clairement dit : « Ne vous en faites pas pour ça, vous êtes libre d’avoir les loisirs qui vous plaisent » et elle m’a aussi fait comprendre qu’elle n’était pas dupe de ce genre d’attitutde délatrice et qu’il lui en fallait plus pour mettre son nez dans la vie privée de ses subalternes.
    Je ne comprends pas que tous ne réagissent pas de façon aussi intraitable ^^

    1. Merci beaucoup pour ton partage d’expérience qui est très intéressant !

  21. Tu sais ce que je pense du sujet de l’anonymat, on en a parlé il y a peu suite à l’article que j’ai posté.
    Elle et moi sommes dans la même situation de travail…je suivais son blog et je n’ai jamais vu de choses allant à l’encontre de son devoir de fonctionnaire. Quoi qu’il en soit, tu comprends mieux l’anonymat que certain(e)s souhaitent préserver de par leur métier. C’est malheureux mais tout le monde n’est pas bienveillant. L’univers du blogging est dur et parfois douloureux..les gens peuvent être malintentionnés, égoïstes, profiteurs…jaloux.
    Merci pour ton article, un bel hommage en quelque sorte.

    1. J’ai pensé à toi lorsque j’ai appris que le blog de Livia fermait et ai fait le rapprochement avec ta quête absolue d’anonymat précisément car tu es enseignante. Mais là n’est pas le propos car fonction publique ou privé, droit de réserve ou non, il s’agit là d’une méchante et honteuse délation faite à partir des réseaux sociaux.

      1. Je suis bien d’accord avec toi.
        Et sincèrement, je ne comprends pas comment on peut s’acharner ainsi sur les gens et leur vouloir du mal…
        J’espère en tout cas que Livia saura reprendre le dessus et laisser ces personnes derrière elle.

  22. Comme souvent je réagis 10 ans plus tard, mais c’est complétement dingue ! Et surtout en quoi et comment peut-on pousser quelqu’un à fermer son espace personnel ?! Où est la liberté d’expression ?! Je ne comprend vraiment pas, c’est de la censure, non ?! A moins que des propos diffamatoires sur une personne nommée aient été écrit (ce dont je doute); je ne vois absolument pas ce que l’on peut reprocher à une blogueuse, prof ou non …
    Quant aux réseaux, les gens sont toujours bien plus prompts à cracher leur venin planqué derrière leur écran qu’en face à face, c’est bien connu … et bien triste (ma pauvre dame :-P). Bref, résistons !! 😉

    1. J’ai le sentiment mais je peux me tromper que Livia a préféré fermer son blog, sachant qu’elle était épiée par ses délateurs, ce que je comprends tout à fait.
      Quant aux réseaux, je rejoins ta pensée. Les insultes et les coups bas semblent plus faciles à émettre derrière un écran… Allez Résiste, prouve que tu existes (#francegall) 😉

  23. Je ne connaissais pas le blog de Livia, mais le message qu’elle a posté m’a touchée. Je ne comprends ces gens malveillants, ces frustrés, ces haters, qui lâchent des commentaires méchants (et souvent pas très constructifs) gratuitement… ou qui, dans le cas de Livia, poussent le bouchon encore plus loin.
    Leur démarche m’échappe : si tu n’aimes pas un blog, si tu ne te retrouves pas dans la personne, pourquoi ne pas tout simplement passer son chemin ? C’est comme les pouces en bas sur les vidéos YouTube. Pourquoi ne pas simplement s’abstenir ? En plus de ça, ces personnes ne se rendent pas compte du travail fournit pour produire du contenu.

    1. Dans le cas de Livia ce sont des gens de son quotidien qui ont dénoncé son blog à sa hiérarchie. J’ignore ce qui peut motiver de tels actes mais quelles qu’en soient les raisons, c’est abject.

  24. Je ne connaissais pas son blog. Mais je me suis moi même posé la question à l’ouverture du mien concernant l’anonymat.. Et c’est compliqué à dire vrai. Je veux traiter des sujets concernants la Famille mais aussi ma crétion d’entreprise. Du coup l’anonymat d’une certaine manière on laisse tomber. J’espère sincèrement ne pas subir un jour ce qu’elle subit car c’est juste monstrueux.. D’autant plus que se sont des gens de son entourage !

    La méchanceté est malheureusement bel et bien gratuite :/ !

    En espérant qu’elle saura se relever. Car comme on dit, après la pluie vient le beau temps.

    1. C’est tout ce que je lui souhaite également !
      Concernant l’anonymat, je me suis posée les mêmes questions que toi à mes débuts…

  25. Oui j’avais lu son dernier post et je dois bien avouer que j’étais très triste pour elle…la méchanceté est partout, certaines personnes sont prêtes à tout pour enfoncer l’autre et en tire une certaine jouissance…je trouve ça lamentable. Je suis moi-même fonctionnaire et j’avoue que parfois je me dis que si certains de mes articles, aussi inoffensifs soient-ils, tombaient sous les yeux de certains de mes collègues ça pourrait me porter préjudice. Il y a même des articles que je n’écris pas par crainte…c’est idiot peut-être mais j’ai rencontré des personnes tellement méchantes que je me dis que ça peut aller vite…Je pense que c’est ce qui est arrivé à cette blogueuse, j’espère qu’elle arrivera à passer au dessus.

    1. Je pense qu’on s’autocensure tous un peu lorsqu’on s’expose sur la toile et je trouve ça plutôt sain. Toutefois, même en écrivant des banalités, on peut s’attirer des propos mesquins. Le problème dans ce cas ne vient pas de nous mais des autres…

  26. Quel dommage ! Je ne connaissais pas son blog mais pourquoi autant de « méchanceté » gratuite ?
    Mais je suis d’accord avec toi : c’est tellement facile de se cacher derrière un pseudo, un avatar et cracher son venin !!
    Pourtant ça serait tellement plus sain de véhiculer de la bienveillance et de l’amour plutôt que la haine et le mépris…
    Je découvre par la même occasion ton blog et ton univers que je trouve très bien écrit

    1. Je te remercie, c’est gentil 🙂 Bienvenue à toi sur le blog.

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