Concert de Phil Collins à Paris, j’y étais

Un concert attendu patiemment, des billets achetés 7 mois plus tôt, la nounou bloquée depuis la même date. Et la découverte du nouveau Bercy, l’Accor Hotels Arena. Tout ça pour le concert de Phil Collins ! Oui, vous avez bien lu. Celui qui avait affirmé en 2004 que ce serait sa dernière tournée solo pour des raisons de santé a changé d’avis.

Clairement, j’étais hyper contente lorsque j’ai appris la nouvelle. J’avais tellement adoré son concert à Bercy que j’y ai vu l’occasion de repasser une super soirée. Le hic, c’est que sachant ses cordes vocales abîmées, j’ai craint que le concert ne soit pas à la hauteur de mes espérances. Et quand j’ai vu le prix des places, j’ai failli faire un malaise…

Imaginez qu’en 2004, la 1ère catégorie était à 80€. En 2017, la même catégorie coûtait 195€. Oui, ça fait mal aux yeux et pas qu’à cette partie du corps si vous voyez ce que je veux dire (…). Pour être honnête, je me suis légitimement demandée si ce n’était pas qu’une affaire de business… Autant dire que cela m’a un peu refroidie. Enfin 5 minutes parce qu’en fait, j’ai craqué en repensant à ce concert de 2004. Je l’avais tellement aimé que je le classe encore dans mon Top 3 de cette catégorie.

Pour autant, je ne me suis pas sentie de mettre 400€ pour un concert à deux. J’ai donc revu mes prétentions à la baisse et me suis offert la 2ème catégorie qui était quand même à 130€.

L’Accor Hotels Arena

Je n’étais encore jamais revenue à Bercy depuis sa rénovation. Premier constat : il y a la clim et ce dès l’entrée dans le hall ! Waouh, ça c’est le pied. A fortiori les jours de canicule…. Bénis soient les concepteurs de cette nouvelle salle : je-vous-ai-me ! La configuration à l’intérieur n’a pas changé et bien que des fauteuils aient été ajoutés, je ne m’en suis pas rendue compte.

Niveau restauration en revanche, une amélioration serait la bienvenue aussi bien dans le choix, les tarifs que dans la qualité gustative.

Le Concert

Phil Collins arrive sur scène en boitant, aidé d’une canne (la faute à une vilaine chute quelques jours plus tôt). Lorsque je découvre son visage sur grand écran (oui même à 130€ la place, je le vois de loin…), j’avoue que c’est un peu le choc. Il a pris un sacré coup de vieux. OK, il a 66 ans mais sa disparition des radars ces dernières années m’a fait oublier ce détail. 

Il s’assoit sur un fauteuil, qu’il ne quittera pas de tout le concert sauf pour la « pause pipi » de 20 min 😉 . Le concert débute avec ma chanson préférée : « Against all odds ». A ce moment là, je sais pourquoi j’apprécie autant Phil Collins. Ses chansons ont toujours cette incroyable capacité de me transporter via l’ascenseur émotionnel propre à la musique.

Je suis cependant vite rattrapée par ce constat : sa voix a encore faibli et il rate une note très aiguë sur la première chanson. Je redoute à ce moment là que tout le concert soit dans cette lignée… Et bien non ! A croire qu’il a fallu un petit temps de chauffe mais la voix revient et se fait de plus en plus précise. Certes, on est loin du niveau d’il y a 20 ans mais ça tient la route.

Je découvre avec plaisir qu’il s’est entouré de son équipe fétiche. C’est très agréable de revoir ses acolytes qui semblent être aussi heureux que leur leader de jouer à nouveau ses morceaux. Car oui, Phil Collins est content d’être là et ça se voit. Il fait l’honneur à son public de s’exprimer à de nombreuses reprises, et en français s’il-vous-plaît. Pour ma part, je suis toujours sensible aux artistes qui font l’effort de parler dans la langue de leur public. Certains ne s’en donnent pas la peine, dommage…

Autre belle découverte de la soirée et pas des moindres. Celle qui permet de comprendre comment et pourquoi Phil Collins est de retour sur scène. Son fils Nicholas assure le show à la batterie pendant tout le concert. Jusque là, rien d’extraordinaire sauf si je vous annonce que le môme a 16 ans et que le talent chez les Collins, ce n’est pas du pipeau. Ce passage de témoin entre le père et fils est un moment plein d’émotion.

Les tubes s’enchaînent et la soirée passe à une allure folle. Elle se termine sur « Take me Home », comme un dernier au revoir.

Bilan

Le concert était incontestablement moins dynamique que celui de 2004. Pour autant, je l’ai apprécié car toutes les bonnes chansons étaient au rendez-vous. Phil Collins a donné le meilleur de lui-même pour ne pas décevoir son public. Cela s’est vu à son visage qui se tordait à chaque note aiguë. Je sais que c’est la dernière fois que je le verrai sur scène et je me réjouis d’avoir profité de ce moment. Merci l’artiste.

 

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