Coliques du nourrisson, mes 9 solutions

J’ai récemment fait la connaissance d’un bébé souffrant des coliques du nourrisson. Cela m’a rappelé des souvenirs et pas que des bons… Je peux même vous dire que j’ai versé mes premières larmes de maman durant cette période. Me sentir impuissante car incapable de soulager les maux et pleurs de ma Louloutte m’a bouleversé.

A quel moment cela a commencé ?

Ces saloperies de coliques sont apparues 3 jours après sa naissance alors que j’étais encore à la maternité.

Comment ça s’est traduit ?

Par des pleurs très importants difficilement consolables, essentiellement le soir et la nuit. Ma fille hurlait au point que son visage devenait tout rouge. Une infirmière a constaté qu’elle était pleine de gaz et un peu ballonnée. Ce sont deux symptômes bien connus des coliques chez le bébé.

Je ne vous raconte pas les soirées et les nuits passées à tenter de trouver une solution… Déjà que vous dormez peu avec un bébé qui réclame à manger toutes les 3 heures, alors quand il faut gérer des pleurs continus entre deux biberons, ça devient vite l’enfer.

Mes 9 solutions et leur taux de réussite

1 Les massages circulaires du ventre. Cela aide à expulser les gaz et donc ça soulage. Taux de réussite : 30%.

2Le pédalo. Je remontais les jambes de ma fille sur son ventre de façon à ce que cela exerce une légère pression abdominale censée soulagée les coliques. Taux de réussite : 30%.

3 Le bercement sur l’avant bras. Une technique très connue qui consiste à poser votre bébé sur votre avant-bras, son ventre appuyé sur votre bras, les jambes ballantes et sa tête tournée dans votre main. Épuisant physiquement d’autant que ça ne fonctionnait qu’en position debout et en marchant. Mais taux de réussite de 80%.

4Le calme et la douceur. Bébé est très sensible à l’environnement dans lequel il évolue. Si vous êtes stressé, il pleurera encore plus. Taux de réussite proportionnel aux émotions parentales.

5Le chant de berceuses apaisantes. « Dodo l’enfant do », ça va bien 3-4 fois mais au-delà, ça saoule vite. Du coup, je suis rapidement passée à Bécassine et à Snoopy (un chouïa plus dynamique). Taux de réussite 50%. PS : Il est formellement interdit de se moquer, ok ! N’oubliez pas que j’ai 37 ans et que j’ai été élevée à Chantal Goya et Dorothée… Ce n’est donc pas de ma faute 

6La succion de mon petit doigt : efficacité vérifiée. Taux de réussite proche du 100%. Problème, c’est que ma fille se remettait à pleurer dès je retirais mon doigt. J’ai tenu 1h30 avec mon petit doigt (propre je précise) dans la bouche de ma fille deux nuits d’affilée. J’avais rendez-vous le lendemain avec mon ostéopathe (papa de deux enfants en bas-âge) et avec qui j’ai eu cette conversation :

Lui : « Si la succion la soulage, pourquoi vous ne lui donnez pas la tototte ? »

Moi : « Euh bah, je ne tiens pas à l’habituer et qu’elle devienne accro par la suite. » (j’avais un à priori sur le sujet mais ça c’était avant)

Lui : « Ne vous inquiétez, ce n’est pas ce qui l’a rendra accro et puis au pire, ce n’est pas très grave. La déshabituer se fera progressivement. »

Moi sceptique : « Euh oui mais euh, je ne suis quand même pas fan de la tototte (genre, je préfère lui donner mon petit doigt le temps que ça passe…). »

Lui : « Si vous passez vos nuits éveillée comme ça, je vous le garantis, vous ne tiendrez pas à ce rythme là. Vraiment, je me permets d’insister, donnez-lui la tototte. »

Moi : « OK, vos arguments me convainquent, je crois que je vais vous écouter. Et merci ! »

7La tototte. Oui cela marche aussi bien que le petit doigt. Problème, c’est que ma fille ne la tenait pas plus de 5 min dans la bouche et qu’il fallait tout le temps la lui remettre. Grrrrr… (pétage de câble quasi assuré).

8 La Calmosine. Il s’agit d’un sirop à base de plantes à donner avant chaque biberon ou tétée. Taux de réussite : inférieur à 10%. Aussi efficace que de pisser dans un violon comme dirait ma mère. En plus, ça coûte un bras. Sans mentir, je crois bien que j’ai laissé pour plus de 70 euros dans ce truc-là. Un conseil, si ça ne fonctionne pas sur votre bébé, n’insistez pas comme moi…

– La prescription par mon médecin traitant (accessoirement maman de 4 jeunes enfants) de la solution miracle : les probiotiques Biogaia. Il s’agit d’un complément alimentaire d’origine naturelle qui renforce et rééquilibre les bonnes bactéries. Taux de réussite pour ma Louloutte : 100%. Mon médecin m’avait prévenue que cela ne fonctionnait pas sur certains bébés mais sur ma fille, cela a été radical. Le traitement dure 21 jours et les résultats (s’ils doivent avoir lieu) n’apparaissent qu’au bout de 2-3 semaines. Pour ma part, j’ai vu une amélioration au bout de 8 jours. Les pleurs de ma fille étaient moins forts et duraient moins longtemps. Cette amélioration a coïncidé avec une visite chez le pédiatre qui n’était pas du même avis que mon médecin concernant les probiotiques. Je vous retrace mon échange avec lui :

Lui : « Vous pouvez arrêter, ça ne sert à rien. »

Moi : « Je trouve pourtant une amélioration. »

Lui (ne tenant pas compte de ce que je venais de dire) : « Non, je vous assure, ça ne sert à rien. »

Moi : « Y a-il-un danger avec ces probiotiques ? C’est grave si je continue quand même ? »

Lui : « Non, il n’y a aucun danger, ça sert juste à rien donc vous pouvez arrêter. »

Moi face au pédiatre : « Ok d’accord. »

Moi intérieurement : « Je sais que ça marche donc je continue ! »

Et j’ai eu raison de poursuivre le traitement car au bout de 3 semaines, c’était réglé. Envolées les coliques !

Mes recommandations

Gardez toujours à l’esprit que ce qui est bon pour les autres ne l’est pas forcément pour votre bébé et inversement. N’ayez donc pas d’appréhension à tester mes 9 solutions. Croyez toujours en vous et fiez-vous à votre instinct de maman.

Pour résumer, faites-vous confiance !

 Ne donnez pas de médicament à votre bébé sans l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien.

Laisser un commentaire